Deux questions reviennent systématiquement dans nos échanges avec les consultants : « combien je touche réellement ? » et « comment je reste employable dans cinq ans ? ». Elles sont liées, et la seconde pèse bien plus lourd que la première.
Gestion d'activité : 72 % à 78 % du chiffre d'affaires
Vous n'avez pas de société et vous ne voulez pas en créer. Nous facturons votre client, nous prenons en charge l'administratif, les frais de gestion et vos cotisations sociales. Vous percevez un revenu net, avec une protection sociale réelle : santé, retraite, prévoyance.
L'ordre de grandeur : sur 100 € facturés, comptez environ 8 € de frais de gestion, puis les cotisations salariales sur la base restante. Il vous reste entre 72 % et 78 % selon votre situation. C'est un net disponible : plus rien à déduire ensuite, hors impôt sur le revenu.
Portage commercial : environ 92 % — mais ce n'est pas la même chose
Vous avez déjà votre structure (SASU, EURL, micro-entreprise) et elle vous convient. Ce que vous ne voulez pas gérer, c'est la relation commerciale : le contrat-cadre avec le grand compte, la facturation dans son portail fournisseur, les relances, et surtout le risque d'impayé.
Le portage commercial répond exactement à ça. Nous signons avec le client final, nous facturons, nous relançons, nous portons le risque — puis nous reversons à votre société. Seuls les frais de gestion sont prélevés, d'où le chiffre d'environ 92 %.
Attention à la comparaison. Ces 92 % ne sont pas un revenu net en poche : c'est ce que votre société encaisse. Elle paiera ensuite ses propres cotisations, sa comptabilité, ses éventuels impôts. Mettre 92 % et 75 % côte à côte n'a aucun sens : ce ne sont pas les mêmes bases. Le seul comparatif honnête se fait après charges, sur votre situation réelle — et c'est le calcul que nous faisons avec vous.
Comment choisir, concrètement
- Vous démarrez ou vous testez le freelancing → gestion d'activité. Aucune structure à créer, aucun frais fixe, une protection sociale immédiate.
- Vous avez déjà une société qui tourne → portage commercial. Vous gardez votre optimisation existante et vous déchargez le commercial.
- Votre client impose un contrat-cadre inaccessible à un indépendant seul → portage commercial, quelle que soit votre situation. Beaucoup de grands comptes ne référencent plus les structures unipersonnelles.
- Votre trésorerie ne supporte pas 60 jours de délai → les deux formules vous couvrent, puisque le risque d'encaissement ne repose plus sur vous.
Gestion du budget de mission : le sujet dont personne ne parle
Un TJM n'est pas un revenu. Entre deux missions, il s'écoule en moyenne plusieurs semaines. Une année de consultant indépendant compte rarement plus de 170 à 190 jours facturés. Piloter son activité, c'est donc raisonner en budget annuel, pas en tarif journalier :
- provisionner l'intercontrat dès la première mission
- arbitrer entre une mission longue à TJM modéré et une mission courte mieux payée
- intégrer le coût réel de la formation — en argent et en jours non facturés
- anticiper les décalages de trésorerie liés aux délais de paiement
C'est le rôle de notre accompagnement carrière freelance : un point régulier sur votre budget, votre positionnement tarifaire et la mission suivante — avant la fin de la mission en cours, pas après.
Notre spécialité : la réorientation technique
C'est là que se joue votre revenu des cinq prochaines années. Les technologies ne meurent pas brutalement, elles deviennent coûteuses à maintenir et difficiles à staffer. Le consultant qui anticipe ce basculement double parfois son TJM ; celui qui attend le subit.
Du CRM historique vers Salesforce
Un consultant Siebel, Vtiger ou Microsoft Dynamics de longue date possède exactement ce qui manque à la plupart des profils Salesforce juniors : la compréhension des processus métier, des modèles de données client complexes, de la migration et de la reprise d'historique. La partie technique s'apprend ; l'expérience des projets CRM à grande échelle, non.
Le parcours type que nous construisons : certification Administrator, puis une certification Cloud alignée sur votre secteur (Sales, Service ou Data Cloud), et surtout une première mission où votre expérience historique est un atout assumé — typiquement une migration depuis l'ancien CRM que vous connaissez par cœur.
Du COBOL et du mainframe vers la data et l'IA
Un expert COBOL en banque ou en assurance maîtrise des règles de gestion que personne d'autre ne sait lire. Or les projets d'IA et de modernisation échouent presque toujours au même endroit : la compréhension des données historiques et des règles métier enfouies dans le legacy.
La réorientation ne consiste pas à devenir data scientist en six mois. Elle consiste à devenir le profil rare qui fait le pont : préparation et qualification des données historiques, cadrage des cas d'usage IA réalistes, garde-fous métier. Ce positionnement se paie mieux que le développement de modèles.
Ce que nous faisons différemment
- On part de votre parcours réel, pas d'un catalogue de formations. Ce que vous avez déjà fait détermine la trajectoire la plus courte.
- On cible la mission, pas le diplôme. Une certification sans mission derrière ne vaut rien sur le marché. Nous construisons le parcours à partir du besoin client que nous voyons arriver.
- On finance le temps de transition via la gestion d'activité : la formation se prépare pendant que vous facturez, pas après.
- On assume le franc-parler. Si votre projet de reconversion n'est pas réaliste en l'état, nous le disons — avec l'étape intermédiaire qui, elle, l'est.
Par où commencer
Utilisez le simulateur en page d'accueil pour situer votre revenu selon les deux formules, puis parlons de votre trajectoire. Le calcul exact dépend de votre situation, de votre secteur et du contrat de mission — c'est ce que nous regardons ensemble.
Cet article est informatif. Les taux indiqués sont des ordres de grandeur : le montant exact est confirmé après étude de votre dossier. Pour votre situation fiscale et sociale personnelle, l'avis d'un expert-comptable reste indispensable.